vendredi 19 octobre 2012

L'évolution des animaux, partie 2 : Une question de symétrie

Bon, on est (assez) bien avancés avec nos quoi déjà? Ah oui, avec nos épithéliozoaires primitifs, mais le problème est qu'ils ne ressemblent à rien. Ils sont asymétriques. Ni symétriques radialement, ni bilatéralement. Ils ressemblent au Trichoplax, mais avec des tissus. Pour expliquer ce qu'est une symétrie, en voici quelques exemples. Le premier est une méduse, le deuxième est un ver plat turbellarié :
Cnidaire, symétrie radiaire
Ver, symétrie bilatérienne

To be radiaire or not to be

Pour les premiers eumétazoaires de l’édiacarien, on est au stade de symétrie radiaire. Cette symétrie est apparue en même temps que les organes des animaux, car on a besoin d'un plan d'organisation pour placer tous ces organes. En même temps, si on ne pouvait pas organiser cela, il n'y aurait pas d'organes, et au final, les animaux ne survivraient pas. Il fallait une symétrie. Et on en a une!
Mais il y a un autre avantage à avoir une symétrie. C'est d'avoir une ingestion centralisée dans une bouche unique, et non pas dans des dizaines de milliers de porocytes, choanocytes, machin-chose-ocytes, etc. Grâce à cela, les eumétazoaires sont très près de leur explosion radiative. Mais ils n'y sont pas encore. En effet, il leur manque quelque chose pour évacuer les déchets, l'anus.

Solution à double tranchant

Oui, vous avez bien lu, une méduse ou un cténophore n'a pas d'anus. Mais il doit quand même évacuer ses déchets. Pour faire moins court, les bilatériens possèdent ça à l'opposé de la bouche (sauf pour les chordés, mais on reverra ça plus tard). Il faut un anus. C'est une des caractéristiques des bilatériens. Les autres sont :
  • Symétrie bilatérienne
  • Archentéron
  • Mésoderme
  • Gastrulation
  • Coelome (qui peut être perdu dans l'évolution)
Oui, ça fait beaucoup. Mais on peut déjà presque faire d'une pierre deux coups. En effet, l'archentéron est le tuyau reliant la bouche à l'anus. L'un entraîne l'autre, en creusant un trou (ou en refermant (en partie) la couche de cellules initiales chez les deutérostomiens. Voilà, ce n'est pas si difficile que ça... On passe au suivant : Le mésoderme, qui est une couche de cellules présente entre l'exoderme et l'endoderme. C'est trop simple, il suffit de prendre une des couches de cellules déjà existantes, de la dédoubler, puis de la modifier légèrement : Et voilà un mésoderme! Et tout cela pendant... la gastrulation, moment où se forme l'archentéron. Il ne reste plus que le coelome et la symétrie bilatérienne. Pour le coelome, je vous laisse deviner. Pour la symétrie bilatérienne, le débat est en cours.

À suivre...

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